SENTIERS DE FEMMES

Ce projet photographique est une traversée de visages et de récits. Il met en lumière des femmes qui ont osé prendre leur place : militer, créer, accompagner, entreprendre, tenir bon. Il s’agit de rendre visibles des parcours engagés, des forces parfois discrètes mais qui profondément transforment. Nourrie par mon engagement associatif dans le champ de l’intime, ce travail ouvre un espace de lutte, de résonance, de soin, de reconnaissance, pour que chacune et chacun puisse y trouver inspiration et résilience.

Je vous invite également dans une balade musicale. A la fin de chaque portrait vous trouverez un ou deux musiques partagées par les participantes.

Bon voyage !

Ici la forêt est un espace symbolique, un cadre social, une histoire, un héritage : stable, ancien, enraciné. Là où le corps est vivant, mouvant, indocile. La danse n’est pas décorative, mais bien un acte de réappropriation du corps et du parcours de vie.

Maritchu

de danseuse à thérapeute – un parcours bien chorégraphié

Lumineuse, farfelue, profondément sensible.
Un parcours guidé par le corps, traversé par le doute, porté par une quête constante de transmission.
« Je suis enfin moi, dans l’acceptation de toutes les facettes qui peuvent apparaître ».

La danse comme point de départ.
Sur scène dès deux ans, dans un cadre familial fort, hérité mais jamais suivi aveuglément, le mouvement s’est imposé comme premier langage avec un fil conducteur, une conviction forte : « J’ai toujours voulu que tout le monde ait le droit de danser, toujours été dans cette acceptation que tous les corps, tous les êtres pouvaient danser ».

Un besoin de transmission qui s’est imposé aussi très tôt comme une évidence.
Une enfance un peu volée, projetée trop vite dans un monde de « grands », la relation à l’autre est devenue centrale et essentielle. Une rencontre décisive avec un conseiller d’orientation, décrit comme « un ange gardien », fait alors émerger une première révélation et ouvre la voie de la psychomotricité : « Je voulais me servir de la danse pour aider et pour soigner ».

Un chemin ponctué de doutes avec un sentiment récurrent de décalage, d’inadéquation aux cadres existants.
La reprise de l’école de danse familiale, investie pendant vingt-cinq ans, et renommée Amalgame a été une aventure fondatrice vécue intensément, mais jamais totalement confortable : « à ce moment-là j’étais vraiment un amalgame de tout plein de choses et je n’avais pas envie qu’on me mette dans une case ».

Un combat intérieur entre héritage et transformation.
Comment lâcher sans renier ? Comment continuer autrement ? Comment être pleinement soi ? Au milieu de ce combat, une amitié agit comme un virage et un véritable déclencheur. Un récit qui bouleverse, un premier engagement associatif, et une orientation plus claire vers l’accompagnement. Les doutes ont alors fait place peu à peu à la confiance : « Elle se construit au fur et à mesure où l’on met de la distance avec ce que les autres pensent de nous, et elle se gagne là, la confiance ; quand on est en accord avec soi ».

Le point d’orgue de cette chorégraphie
Trois grossesses ressenties comme une « éclosion absolue », ouvrant de nouvelles portes, une nouvelle manière de penser le corps, avec le périnée replacé au centre. De cette traversée naît un livre : Courgette et Périnée.

À travers ce premier portrait, l’enjeu n’est pas la mise en lumière d’un parcours individuel mais bien celui d’un parcours collectif : « Je n’ai pas envie que les gens voient de moi à travers ce portrait. J’ai envie que les gens se voient eux et puissent se dire ? Tiens, elle a cette liberté, moi aussi je peux l’avoir ».

Une parole à transmettre 
« Je souhaite que chacun et chacune puisse trouver la voie de sa liberté. On ne nait pas grand, on ne fait pas grand dès le départ et on ne sait pas à l’avance l’impact que ça va pouvoir avoir sur le reste, sur la vie et sur les autres. A partir du moment où l’on fait ce qui nous semble juste, pleinement, il y a forcément des graines qui feront qu’un jour on se retournera et on se dira : j’ai été à l’origine de ça. On ne peut pas savoir ce qu’on est en train de changer chez les gens et pour moi l’engagement il est là ! »
 
Le voyage musical de Martichu:
Holm de Emel Mathlouthi
Passe à ton voisin de Ridan

UN PARCOURS SINGULIER et une envie de participer au projet ?

Envie d’échanger et d’en savoir plus ?

N’attendez plus pour capturer vos souvenirs